Brevet des Ballons Vosgiens - première partie - samedi 20 juin

Publié le par Cigogne

Samedi 21 juin, je prenais le départ de la première journée du Brevet des Ballons Vosgiens. 200 kilomètres à parcourir dans les Vosges du sud, avec plus de 3 700 mètres de dénivellés. Une grande première pour moi tant au niveau de la distance que du dénivellé. En fait, hormis le Honeck qui ne figurait pas sur le parcours, les trois plus haut sommets des Vosges étaient au menu : le Vieil Armand et le Grand Ballon le samedi et le Ballon d'Alsace le dimanche. A quoi il convient d'ajouter sept cols intermédiaires.

Et c'est parti. Après une première partie de 28 kilomètres, sans la moindre difficulté, nous nous lançons dans l'ascension du Vieil Armand.  9 kilomètres d'ascension, sous un ciel nuageux, avec un premier dénivelé annoncé de 547 mètres. En fait, à deux kilomètres du sommet la route
plonge durant près d'un kilomètre pour remonter de plus belle ensuite.
Puis c'est la descente vers le col Amic ou un premier contrôle de ravitaillement est le bienvenue. On souffle un peu, en profite pour faire le plein des bidons et c'est reparti.

Cette fois c'est le Grand Ballon qui nous offre ses pentes à près de 8 %, sur une distance de 6.5 kilomètres. Le 30-26 est mis à contribution. Comble de malchance, il se met à pleuvoir. Un gros orage qui détrampe tout en quelques minutes. Petite pose rapide pour enfiler les imperméables. Bien nous en a pris car dans la descente, après le sommet, vers le Markstein, c'est un orage de grêle que nous subissons. Des petites billes blanches qui ricochent sur nos casques avant de couvrir la route. Cette fois ce sont les patins de freins qui sont largement mis à contribution. Déjà que les descentes ne sont pas moins point fort (loin de là) voilà qui ne me facilite pas la vie.

Arrivée enfin au Markstein. La pluie à cessée. Le ciel reste
menaçant, mais j'ai droit à un petit comité d'encouragement personnel puisque ma femme et mes parents m'y attendent.
Une pause bien sympathique avant de repartir sur la Route des Crêtes pour une petite quinzaine de kilomètres qui semblent presque plats après ce que nous venons de faire, puis nous bifurquons pour plonger vers le Col du Bramont où nous attends le second et dernier contrôle de ravitaillement de la journée. Et c'est la descente vers La Bresse, terme de cette première journée puisque le col de la Vierge, fermé, est évité.

Un dernière mauvaise surprise m'attends à mon arrivée : le lieu de mon hébergement est situé cinq kilomètres plus loin, au bout d'une nouvelle côte qu'il faut gravir sous une petite pluie fine et persistante. Je fini par arriver au terme de ces 83 premiers kilomètres en 4.37 heures. La douche (chaude cette fois et souhaitée depuis un bon moement) efface les douleurs de la journée. Un repas rapide et hop, au lit, car le lendemain, c'est 120 autres kilomètres qui nous attendent


Le parcours




Le profil




Commenter cet article