La Savinienne 2014
Au début du mois de mai, j'ai été amené à faire l'impasse sur le Tour de l'Essonne. Un regret, car cela aurait été mon sixième d'affilé, mais la lecture de certains CR, mettant en avant les conditions météorologiques déplorables dans lesquels s'est déroulée cette randonnée, m'ont quelque peu réconfortés. D'autant plus, qu'en fin de mois, samedi dernier plus précisément, j'avais mis à mon calendrier la Savinienne, qui n'est autre qu'un tour de l'Essonne amélioré.
Une grande partie des routes communes, des difficultés similaires (notamment les côtes de Boutervilliers ou de l'Escargot à Marcoussis), mais un tracé bien plus long qui déborde sur les départements voisins de la Seine-et-Marne et des Yvelines avec une superbe promenade en forêt de Fontainebleau, ce fut une séance de rattrapage plus que réussie d'autant que dame météo s'est montré fort clémente à cette occasion.
Arrivé de très bonne heure, inscrit alors qu'il n'y avait encore que fort peu de cyclos dans la salle (nous serons 240 à effectuer cette randonnée), je me suis élancé peu après six heures (hé oui, Lariégeoise, tu as bien lu) alors que le thermomètre est encore bien en-dessous de 10 degrés, ce qui m'a permis de voir le soleil se lever sur la plaine embrumée.
Au premier contrôle de ravitaillement, je retrouvais des cyclos du club organisateur, au nombre desquels figure Gilles dont j'ai fait connaissance sur les réseaux sociaux (même si nous nous sommes brièvement croisés il y a quelques années lors d'une édition du tour de l'Essonne).
Nous effectuerons quelques kilomètres ensemble, mais le groupe avec lequel il roule est composé de cyclos d'un niveau bien plus puissant que moi et je n'aurais d'autre choix que d'attendre le retour de l'arrière de cyclos plus à ma main pour éviter de rouler seul.
Une belle boucle en forêt de Fontainebleau et la découverte d'ancien lavoir... le vélo que du plaisir.
De surcroît, il nous a été donné de retrouver des signalisations routières d'un temps révolu.
Après le repas de midi, pris au grand air, en plein soleil, nous sommes remontés vers le nord, avec un vent défavorable, une alternance de passages boisés bien agréables, de longues lignes droites sans le moindre abri et une successions de côtes casse-pattes non négligeable.
C'est dans ces moments là qu'on s'interroge sur sa santé mentale. Tout de même, se lever à 4 heures du matin, alors qu'il fait encore nuit, un samedi, mettre le vélo dans la voiture, traverser une partie de la région parisienne, aller payer une inscription pour avoir le droit de pédaler pendant des heures sur des centaines de kilomètres, se battre avec le vent, peiner dans les bosses alors qu'on pourrait rester sagement à la maison et regarder d'autres souffrir à la télévision... vous n'allez pas me soutenir que c'est là une attitude sensée et raisonnable. Et pourtant...
Au final, j'aurais bouclé le parcours de 209 kilomètres (le matin on a roulé comme des patapons et loupé une flèche - du coup on s'est offert quelques kilomètres de bonus) en un peu plus de neuf heures. Une belle journée dans de beaux paysages, agrémentée d'une rencontre des plus sympathique. Rendez-vous l'an prochain ? Ben voui. Pourquoi pas

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