Mennecy-Montargis-Mennecy : un 200 kms à rallonge
Samedi 30 avril, à mon calendrier, figure une longue distance : Mennecy-Montargis-Mennecy. 207 kilomètres. Ce qui avec les quelques kilomètres séparant le domicile de ma fille (chez qui j'ai passé la nuit précédente) devrait me faire le total très respectable de 219 kilomètres.
Je quitte son pavillon à 6.30 heures. Le jour s'est levé, mais un épais brouillard noie la campagne environnante. Ce n'est guère réjouissante. Comme la météo annonçait une belle journée, j'ai enfilé le cuissard court, mis le maillot d'éte, une paire de manchettes, le maillot de mi-saison et le coupe-vent. Comme ça, je pourrais retirer les différentes couches au cours de la journée en fonction de l'évolution de la température.
7.00. Je suis au départ. Je ne suis pas le seul. Loin de là.
Jean-Claude, avec qui
je vais passer la journée, vient de terminer son enregistrement. Il est tout heureux à l'idée de passer une dizaine d'heures à pédaler. Moi n'aussi, mais ça ne se voit pas, vu que c'est moi qui
fait la photo ![]()
C'est parti. Nous
réussissons à nous glisser dans un paquet de cyclos de la région. Le brouillard est toujours aussi épais et la visibilité réduite. Du coup le départ est assez prudent. Fort heureusement le
fléchage est fort bien fait et les grosses flèches noires sur fond jaune se voient très bien. C'est autant de gagné. Une fois sortis de la ville nous progressons assez rapidement et les quelques
côtes du début du parcours sont rapidement avalées. Bien qu'il ne fasse guère chaud, l'ambiance est bon enfant au sein du groupe. Quand le soleil daignera se montrer, nul doute que la journée
devrait être belle.
Pourtant après 90 minutes de route, un malaise s'installe. Depuis une dizaine de kilomètres, aucune des localités traversées ne figure plus sur la feuille de route. Pourtant nous sommes toujours sur le parcours puisque nous continuons à trouver très régulièrement les flèches directrices. Mais les cyclos du coin sont formels. Nous ne sommes pas dans la bonne direction.
On marque une pause,
sort les cartes de la région et devons nous rendre à l'évidence : nous nous sommes égarés. Passant outre les instructions de la feuille de route, et les flèches que nous continuons à trouver sur
notre route, nous décidons de rejoindre le premier contrôle de ravitaillement, à la base de loisires de Buthiers, par le chemin le plus direct. De toute façon, nous avons déjà plus de kilomètres
au compteur que nous ne devrons avoir à ce contrôle. Et de fait, quand nous parvenons à l'atteindre, nous avons parcourus une vingtaine de kilomètres de trop. Et d'après les discussions qui
l'animent, nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Bon nombre de participants ont couverts bien plus de distance qu'indiquée sur les feuilles de route. Les organisateurs sont surpris par
l'importance du nombre de cyclos s'étant fourvoyés et nous invitent à relire plus attentivement les instructions données.
Nous reprenons la
route. A la suite d'un arrêt technique indispensable, nous sommes séparés du petit groupe avec qui nous roulions depuis le départ. Mais le brouillard s'étant dissipé, les flèches toujours bien
visibles, nous poursuivons notre chemin tous deux. Peu après Bolancourt, Jean-Claude me fait part de son étonnement : cela fait plusieurs kilomètres que nous ne voyons plus le moindre cyclo. Ni
devant nous, ni derrière. Comme nous n'avons pas de carte routière pour nous renseigner (quelque chose dont il faudra penser à se munir pour la prochaine randonnée inconnue), nous finissions par
nous arrêter à Fromont afin de demander notre chemin. Une nouvelle fois nous nous sommes égarés. Nous rebroussons alors chemin et biffurquons en direction de Puiseaux pour tenter de retrouver le
tracé officiel. Nous y parviendrons en fait une dizaine de kilomètres plus loin, à Beaumont du Gatinais. Nous y retrouvons même des cyclos et rejoindrons finalement Pannes, lieu du repas de midi,
avec une trentaine de kilomètres de trop au compteur.
Les problèmes de
flèchage sont le sujet principal de l'ensenble des tables voisines. En discutant avec les organisateurs, nous apprenons le fin mot de l'histoire : le lendemain, sur un tracé en grande partie
similaire, se déroule une autre épreuve cycliste : la "cyclostart" dont les organisateurs n'ont rien trouvé de plus intelligent que d'utiliser les mêmes flèches, noires sur fond jaune, que celles
utilisées sur la randonnée à laquelle nous participons. C'est proprement ahurissant !!!
Nous prenons une sage décision : pour la poursuite de notre périple, nous vérifierons systématiquement le fléchage en le comparant aux indications portée sur la feuille de route. D'ailleurs celui-ci se fait de plus en plus rare. A certaines intersections, ce sont même les habitants qui nous renseignent : "Vous devez partir à droite".
Les kilomètres s'accumulent. 150, 160, 170. Il fait beau et chaud. Je commence à trouver le temps un peu long, d'autant que nous sommes encore loin de la ligne d'arrivée. Nous rejoignons deux cyclos de Villemeux qui eux aussi, connaissent une baisse de régime. Nous atteindrons tous les quatre ensemble, peu après 16 heures, le dernier point de contrôle à Moret-sur-Loing. J'ai 188 kilomètres au compteur (en tenant compte des 6 parcourus avant le départ). Il en reste encore près de cinquante pour rejoindre la ligne d'arrivée.
Un "groupetto" se forme. Nous sommes une quarantaine de cyclos à reprendre la route ensemble pour cette dernière partie de la randonnée... et autant à nous fourvoyer une nouvelle fois dans la traversée de la forêt de Fontainebleau. Plus la moindre flèche et des routes départementales introuvables.
Finalement c'est une
nouvelle fois une simple carte routière qui nous permet de rejoindre Recloses figurant sur la feuille de route. Et c'est ainsi que, peu après 18 heures, après l'heure limite de fermeture du
contrôle, que nous franchisons tous ensemble, la ligne d'arrivée et faisons enfin valider notre carte de pointage.
La distance officiel était de 207.5 kilomètres, j'en aurais fait 248 (sur le parcours) en 10.03 heures soit à une moyenne horaire de 25.4, pour un dénivelé total de 1391 mètres
(261 kms de retour ches ma fille). Une première expérience pas vraiment heureuse et guère encourageante pour une nouvelle édition.
Sur l'extrait du parcours ci-dessous, on voit fort bien les portions excédentaires. Plus de 40 kilomètres au total