Randonnée d'Automne de Champs-sur-Marne
Hier matin le club de Champ-sur-Marne organisait la dernière randonnée de l'année. Une ultime occasion de rouler en compagnie de cyclos d'autres clubs. Le thermomètre, frileux, n'indique que 4.9 degrés. Le seul avantage réel avec cette température, c'est qu'il n'y a guère à hésiter sur la tenue à mettre : ce sera cuissard long et plusieurs épaisseurs (comme les oignons) en haut avec le secret espoir que, peut-être, le soleil nous permettra de retirer une couche.
A 8.30 heures, nous sommes six courageux du club à prendre la route. Claude (l'ancien), Monique et Michel, Claude (le jeune) et Christine et moi. On commence par une courte montée suivie presqu'immédiatement par une longue descente qui nous ramène sur nos routes de sorties traditionnelles. C'est l'un des inconvénients de la proximité géographique du club organisateur. Les tracés se ressemblent souvent.
Nous passons Gouvernes, Jossigny et partons à gauche en direction de Villiers-sur-Morin et Voulangis où nous attend la première difficulté réelle. Une courte
côte de 800 mètres, mais dont les 200 premiers ont un pourcentage supérieur à 10 %. Après cela redevient plus raisonnable. Comme je suis celui du groupe qui monte le moins mal, j'en profite pour
enrichir l'album photos de clichés pris en haut de la côte.
C'est tout d'abord Michel qui arrive, tout seul,
suivit par les deux féminines du club, Christine et Monique,
puis les deux Claude, le jeune et l'ancien qui ferment la marche.
Une petite plongée vers Saint-Martin puis nous rejoignons Tigeaux et nous hissons jusqu'au château d'eau de Dammartin ou se trouve le premier contrôle de ravitaillement. Une excellente surprise nous y attend : en plus des boissons fraîches traditionnelles, il nous est également offert de la soupe, chaude. Une initiative appréciée à sa juste valeur.
Réchauffés, nous reprenons notre progression par la seconde difficulté, un petit coup de cul de quelques centaines de mètres eux aussi avec un pourcentage à deux chiffres.
Puis c'est fini. Le reste ne sera plus qu'une simple formalité, une quarantaine de kilomètres presque tout plat. Crèvecoeur, La Houssaye, Neufmoutiers, toujours sur des routes que nous parcourrons assez régulièrement. Dans le bois de Mandegris, à la sortie d'un virage situé à une centaine de mètres du second contrôle de ravitaillement, le cyclo qui roulait juste derrière moi dérape sur du gravillon, me heurte et, en moins de temps qu'il me faut pour l'écrire, m'expédie dans le fossé qui longe la route. Je me relève sans grand mal (un genou et une main doulouruex) mais dans un état de propreté qui donnera du travail à madame Cigogne à mon retour. Hier encore elle me demandait si aucune de mes tenues n'avait besoin d'un lavage...
Par contre, les pompiers qui intevenaient sur un autre accident une cinquantaine de mètres plus loin, s'occupent de l'autre cyclo qui ne parvient pas à se relever.
Je rejoins le restant du groupe au second contrôle de ravitaillement. Puis nous repartons pour les ultimes kilomètres. Tandis que les cinq autres rejoignent l'arrivée et prennent possession de la coupe offerte aux féminines (une de plus), je rentre directement. En rangeant le vélo je constate que dans ma chute, j'ai perdu mon bidon et ma pompe. Il ne me restera plus qu'à y retourner pour tenter de les retrouver.
Au final, j'aurais couvert les 93.65 kilomètres (distances aller et retour jusqu'à mon domicile incluses) en 4.05 heures et augmenté mon cumul de dénivelé de 556 mètres.
Le profil
Le parcours




