Une sortie dentiste qui fait mal
Aujourd'hui j'avais décidé de me livrer à une activité assez fatiguante, mais qui me fait toujours grand plaisir (et c'est bien là l'essentiel,
non ?) : cumuler un dénivelé maximum en un minimum de kilomètres. Le fameux théorème de Cricri, pour les connaisseurs.
Pour ce faire, une seule solution, dans mon coin : une sortie dentiste, une montée d'environ un kilomètre tous les cinq. Monter le ball-trapp à Courtry, faire trois kilomètres sur la route stratégique, descendre vers Coubron, faire demi-tour et effectuer le parcours en sens inverse. A défaut d'être variée, c'est une sortie qui fait indiscutablement travailler les cuisses et donne un profil dentiste qui m'amuse toujours autant.
Seulement voilà, tout à mon amusement, je n'ai pas pris garde à la voiture qui me précédait et qui s'est normalement arrêtée au rond-point en haut de la montée de Coubron. Comme j'avais les main en haut du guidon, le temps de réagir d'attraper les poignées de freins et j'ai été percuter son pare-choc arrière. Comme je ne roulais pas très vite à ce moment là, la chute n'a pas été bien grave. C'est du moins ce que je pensais. J'avais bien une cuisse qui me faisait un peu souffrir et une plaie au niveau d'une cheville. Mais rien de suffisament important pour m'empêcher de poursuivre mon petit enchaînement de côtes. Le vélo, lui, ne semblait pas avoir souffert. J'ai recentré les freins et suis donc reparti.
Je file sur la route stratégique, descend sur Courtry, remonte le ball-trapp, refais ma petite longueur de route stratégique et redescend en direction de Coubron. Là, je sens un flottement dans la direction et une souplesse inhabituelle au niveau du guidon. Je m'arrête et découvre l'étendue des dégats.

Tout l'avant du haut de la fourche est éclaté. Le carbonne c'est beau, c'est léger,
mais qu'est-ce que c'est fragile. Du coup, demi-tour immédiat, retour à la maison sans achever mon petit périple (l'idée était d'atteindre un dénivelé de mille mètres).
Je finis malgré tout avec 800 mètres de dénivelé pour 90 kilomètres. Pas trop mal, si je peux dire. Par contre, j'ai une cuisse dont la taille fait penser à celles
de Florian Rousseau et ne sais pas encore si je pourrais continuer à profiter du beau soleil qui innonde la région depuis un temps certain. On verra ça demain matin.