Sorties estivales
Avec le retour du soleil, le désir de substituer des kilomètres réels, sur route, aux kilomètres fictifs, en salle, est bien naturel. Je ne me suis donc pas fait prier longtemps pour dépoussiérer mon Time et partir à l'aventure, en sa compagnie, dès le milieu de la semaine.
Le départ a d'ailleurs été tellement précipité, que dans ma hâte, le bidon de boisson est resté sur la table de la terrasse. J'ai donc effectué cette première sortie estivale en traçant un parcours comprenant des fontaines et cimetières où j'étais certain de pouvoir boire quelque peu. Hélas, les premières ne sont plus très nombreuses et les seconds n'ont pas toujours un point d'eau où il est aisé de se désaltérer sans récipient.
Cette première sortie d'une centaine de kilomètres s'étant bien passée, j'ai donc décidé de doubler la mise et d'enchaîner avec une seconde, dès le lendemain. Par précaution, j'ai immédiatement mis le bidon à sa place, la culture d'e l'oubli n'étant pas absolument nécessaire. D'autant que, continuant à rouler les après-midi, je savais que j'allais devoir affronter de fortes chaleurs.
Bien qu'ayant opté pour un parcours essentiellement boisé, après une cinquantaine de kilomètres, le thermomètre atteignant les 41°, le goudron commençant à fondre sur les routes restées au soleil, je décidais d'écourter ma sortie et de rentrer sagement à la maison. Comme de surcroît, avec l'ami Jean-Claude, il était entendu que le lendemain nous irions traîner nos roues jusqu'à Chantilly, cette décision a été prise sans le moindre regret.
Vendredi. 7.00 heures. Départ direction Chantilly pour une boucle de 140 kilomètres. Il n'y a presque pas de vent et la température est clémente.
Mise à part une petite erreur de parcours dans Fosses, où nous avons zappé le panneau indiquant la direction de La Chapelle-en Serval, la première partie de la sortie s'est fort bien passée. Lors de l'inévitable pause photos devant le château de Chantilly, les compteurs indiquaient une vitesse moyenne supérieure à 24 km/h.
C'est ensuite que les choses se sont quelques peu gâtées. D'abord il y a eu un petit vent défavorable qui s'est mis en tête de nous ralentir. Ensuite, bien que roulant le matin, nous avons suivi l'évolution de la température avec quelque inquiétude. Vers midi le thermomètre du compteur flirtait avec les 40°. Et naturellement... pas le moindre point d'eau en vue pour pouvoir remplir nos bidons.
Ce n'est qu'en arrivant à Othis, que nous pourrons enfin faire le plein d'eau et nous désaltérer.
A noter d'ailleurs, pour les cyclos qui se trouveraient dans une situation similaire à la notre, qu'à l'entrée de la localité (en venant de Ver-sur-Launette) l y a deux cimetières côte-à-côte. Le premier, est dépourvu de point d'eau. C'est dans le second vingt mètres plus loin, qu'il est possible de se ravitailler.
Malgré cela, je terminerai cette sortie à la peine, exténué, encouragé par mon compagnon de route qui aura effectué la quasi totalité du trajet sur le grand plateau.
Mais, comme la grande majorité des cyclos, une fois rentré chez, moi, rassasié, après une bonne sieste réparatrice, je ne retiendrai qu'une image de cette sortie :
Samedi, repos. Bien mérité. J'ai quand même cumulé plus de 310 kilomètres en 3 jours consécutifs. En plus, j'ai prévu, comme l'a fait Lariégeoise il y a quelque temps, d'effectuer, dimanche matin, une large boucle seine-et-marnaise, incluant les châteaux de Vaux-le-Viconte et de Blandy-les-Tours - les deux étant distants d'une dizaine de kilomètres.
Ce matin, quelques minutes avant 7 heures, j'ai donc pris une nouvelle fois la route, pour l'ultime sortie de la semaine, en direction de Melun. Il fait assez frais (moins de 20°) et le vent ne se fait pas sentir. Les jambes sont reposées et tournent très bien, sans le moindre effort. J'arrive à Vaux-le-Vicomte peu après 9.30 heures.
La photo souvenir pour immortaliser cette première (pour moi), et je repars en direction de Blandy-les-Tours.
Par chance, j'accroche un groupe de cyclos de Mandres, qui vont dans la même direction que moi et roulent au même rythme. Que du bonheur.
Une vingtaine de minutes plus tard, nous passons sous les imposantes tours du château médiéval.
Nous continuons ensemble jusqu'à Chaumes où ils bifurquent à gauche alors que je décide de prolonger quelque peu la sortie en allant jusqu'à Pézarches, avec pour intention de rentrer par Hautefeuille puis Tigeaux.
A Courtesoupe, je ne peux résister à ce clin d'oeil administratif et décide de marquer une pause, histoire de me restaurer quelque peu. Il me reste encore une quarantaine de kilomètres à couvrir pour terminer mon périple.
Bien qu'étant un peu plus longue que celle de vendredi, je termine ma sortie en 30 minutes de moins, et sans éprouver la moindre fatigue excessive.
Au final, cette semaine, je totalise 463 kilomètres sur route en 4 sorties et ai, une fois encore, engrangé plein de belles images et de souvenirs des plus agréables.
Le vélo ? Que du bonheur...



