Brevet de la Montagne de Reims 2012
Nouveau week-end
cyclo-touristique au pays du champagne à l'occasion du brevet de la Montagne de Reims avec dame Cigogne, mon complice habituel Jean-Claude, ainsi que Guitout, tous deux accompagnés de leurs
épouses respectives.
La journée de samedi a été essentiellement consacrée à flâner en ville, faire quelques emplettes d'autant plus indispensables que superflues et acheter quelques cadeaux divers et locaux. Le soir, nous nous sommes tous retrouvé, tout comme l'an passé, autour d'une table, certes moins riche, mais nettement plus adaptée aux efforts que nous allions consentir le lendemain.
A 5.15 heures, le réveil sonne. Déjà ?
Je cale les allumettes sous mes
paupières et nous allons prendre un copieux petit-déjeuner.
Puis on prépare les vélos et c'est parti pour une journée que dame météo ne nous garanti pas sans pluie. Pas très encourageant tout ça.
Le début est difficile et laborieux. La route granuleuse ne rend pas du tout et le vent qui souffle de face incite à appuyer sur les pédales même en descente. Nous passons ensuite Bezannes puis Ville-Dommange où nous trouvons les permiers passages avec des pourcentages à deux chiffres.
Puis, juste avant d'atteindre le premier point de contrôle, nous aurons même droit à un petit coup de cul où mon compteur indique un dénivelé de 15 %.
Un point de vue très agréable s'offre à nous.
Nous reprenons ensuite notre route à travers le vignoble champenois où nous trouvons également d'autres champs, moins plaisants qui rappelle que la Champagne fut aussi le théâtre d'événements nettement plus regrettables.
Puis nous abordons les choses vraiment serieuses. Peu avant d'arriver à Hauvilliers, nous passerons de 90 mètres à 196 en 1.1 kilomètres, soit un pourcentage moyen de 9.64 %. L'utilisation de la moulinette est de rigueur. Après une belle descente, nous remontons jusqu'au second contrôle, à Champillion où nous attend une charmante petite tortue. La photo s'impose.
Nouveau plongeon à nouveau avant d'arriver à la seconde difficulté importante de la matinée : la montée dans le vignoble de Moët et Chandon, avec son dénivelé passant les 15 % à plusieurs reprises.
Et puis, dans la montée vers le Bois du Mont, en passant une nouvelle fois la moulinette, je suis victime d'un saut de chaîne qui tombe entre le petit plateau et la cadre. Je remets la chaîne en place et repars. Mais le vélo n'est pas de cet avis. Il rouspète, hoquette, et est secoué d'étranges tressaillements. En fait, je viens de tordre quelques maillons. Plus question de forcer. Je ne tiens pas à courir le risque d'abîmer en plus la cassette.
Jean-Claude me propose de rejoindre l'arrivée au plus vite et de revenir me chercher avec sa voiture. En attendant, je vais continuer ma route tant bien que mal, à
pieds dans les montée et me laissant glisser dans les descentes. Par chance, c'est précisément à ce moment là qu'il se met à pleuvoir
En parvenant à Louvois, un panneau m'indique la direction de Cormontreuil, dans la banlieue de Reims et un habitant me confirme que je ne suis guère plus qu'à une vingtaine de kilomètres de l'arrivée. La décision est vite prise. J'appelle Jean-Claude pour lui demander d'abandonner son projet et de poursuivre sa randonnée. Pour ma part, je vais rentrer directement à l'hôtel. Ce que j'ignorais encore à ce moment-là, c'est la splendide ligne droite de près de 3000 mètres, nez au vent et pluie sur le dos qui allait achever de me démoraliser en me pourrissant définitivement cette seconde participation au brevet de la Montagne de Reims.
Au final, j'aurais couvert 80
kilomètres et accumulé un dénivelé total de 1247 mètres. Mais c'est certain, si dame météo le permet, je serais au départ de la prochaine édition, en juin 2013.
