Quartier libre sur les Vallées Seine et Marnaises
En remplacement du BCMF des Aravis pour lequel j'ai déclaré forfait, j'avais noté sur mon calendrier une randonnée inédite pour moi, "les Vallées Seine et Marnaises" organisée par le club de Pontault-Combault.
Réveil à 5 heures, pour être prêt à rouler de bonne heure car j'ai l'intention de me lancer sur le parcours de 150 kilomètres, une belle mise en condition pour la Montagne de Reims de dimanche prochain. Je m'élancerais finalement une vingtaine de minutes avant 7 heures.
D'entrée de jeu, nous sommes avisés du fait que le fléchage menace d'être aléatoire, l'orage de la veille risquant fort d'avoir délayé la peinture utilisée pour marquer le parcours !
Effectivement, dès les premiers kilomètres, la dilution est confirmée. Les flèches, de couleur blanche, sont bien pâlottes et passent facilement inaperçues. Cela ne me gêne pas trop, car je connais bien toute la première partie du tracé. Nous remontons vers Pontcarré, filons sur Favières, Villé, Châtres et rejoignons Forest où se situe le premier contrôle de ravitaillement.
Le problème du fléchage suscite naturellement de nombreuses interrogations. J'en profite pour me faire préciser quelque peu la suite du parcours. Chaumes, puis à droite, Vilbert, Ormeaux, Touquin... Des noms que je connais également et que je situe approximativement. La seule chose qui me chagrine un peu, c'est la nécessité de bifurquer à droite dès l'entrée dans Chaumes. mais pourquoi pas...
Et, comme de juste, arrivé dans le bas de la cuvette à Chaumes, des passants nous indiquent que pour rejoindre Vilbert, nous n'avons plus qu'à faire demi-tour, remonter la côte et tourner à droite à l'autre extrémité de la localité. Apparemment, les organisateurs ne connaissent pas très bien le parcours, eux non plus.
Puis ce sont les longues lignes droites, plates, où nous passons une grande partie du temps à nous battre contre le vent.
En passant dans la petite commune de Le Mée, une plaque indicatrice de direction, retient mon attention et remplace l'absence totale de flèches. Il y a bien
longtemps qu'elles ont disparues (ce genre de plaques et les flèches)
Nous continuons ensuite vers Glatigny et faute d'informations suffisantes (sur la feuille de route, les indications relatives à la numérotation des routes est remplacée par VO (voie originale ?, oubliée, d'occasion ?), poursuivons notre route et finissons par nous arrêter à l'entrée d'une localité, Courcelles, absente de la feuille de route.
Par chance, l'un des cyclos du groupe à une carte routière. Petite concertation et nous rebroussons chemin. La chance continue à nous sourire : dans ce sens, nous finissons par trouver un panneau indiquant la direction de la Boisserotte. C'est reparti. Mais pour peu de temps.
La Boisserotte est un lieu-dit de quelques maisons et la route que nous sommes sensée suivre convient d'avantage à un spécialiste du cyclo-cross qu'à des cyclistes routiers...
Nouvelle consultation de la carte routière. Il y a bien une autre route pour rejoindre la localité suivante. Oui mais... elle ne vaut guère mieux...
En plus, nous ne parvenons toujours pas à identifier la suite du parcours, la carte routière n'étant pas assez détaillée pour ce faire. Comme lors du passage de Touquin, j'avais dit à mes compagnons qu'il m'était déjà arriver de passer par là, je me suis promptement retrouvé avec la casquette de capitaine de route et la mission de ramener notre petit groupe en direction de Pontault-Combault en faisant fi de la randonnée sur laquelle nous étions engagés.
Et c'est pourquoi après avoir rejoint Touquin, nous sommes partis à droite, direction Pézarches pour un retour par des routes parfaitement identifiées.
Nous bouclerons ainsi cette randonnée hautement folklorique en un peu plus de 5 heures de selle et une heure de course d'orientation pour une distance finale de 131 kilomètres. A refaire, l'an prochain, mais après avoir sérieusement étudié le parcours, en espérant qu'ils ne décident pas de le modifier d'ici là.