Brevet des Ballons Vosgiens 2010 - jour 1
Samedi 26 juin. 11.30 heures. J'arrive à Horbourg-Wihr. Cette fois, ce n'est plus une sortie de mise en jambes. Les choses sérieuses vont commencer.
Je retrouve Jean-Claude
et Christian. Ils ont déjà retiré leurs dossiers d'inscription et vont aller manger. Je fais de même. Première surprise désagréable : bien que nous nous soyons inscrit presqu'en même temps (j'ai
le numéro 77, Jean-Claude le 84 et Christian le 85), les organisateurs n'ont pas regroupé les cyclos en fonction de leur club. Nous serons donc hébergés dans des locaux différents. C'est
regrettable.
Un peu avant 13 heures, nous prenons la route. Il fait beau et chaud. Très chaud. Le thermomètre flirte avec les 30 degrés. La route, très agréable, sans la moindre difficulté, se promène dans le vignoble alsacien. Nous atteignons rapidement le premier contrôle de ravitaillement, à Thanvillé. Nous avons déjà parcourus 36 kilomètres. C'est toujours autant de pris.
Nous poursuivons ensuite jusqu'à Villé et, subitement, après un virage à droite, le Brevet entre dans le vif du sujet. La route sélève, s'élève, s'élève. Et cela va
durer un peu plus de 9 kilomètres avec un pourcentage moyen de 5.4 %. La difficulté ne vient pas tant du pourcentage que de la longueur de l'ascension. Heureusement elle s'effectue
essentiellement à l'ombre des sapins vosgiens. Au sommet, au Col du Kreuzweg, nous effectuons une pause, histoire de souffler un peu et de prendre quelques photos.

Au sol, une inscription
résume fort bien notre sentiment.
Ce que nous découvrons ensuite tempère sérieusement notre heureuse appréciation : la descente en direction du Howald vient de faire l'objet d'un entretien de la part de la DDE. Des plaques de gravillons, parfois sur plusieurs dizaines de mètres, jonchent la chaussée. Très mauvais descendeur, ces conditions rendent ces kilomètres encore plus difficiles pour moi. Et ce n'est pas fini car une fois passée la localité du Howald, nous montons jusqu'au Mont Saint Odile sur une route similaire. 10 kilomètres d'ascension - à un tout petit pourcentage - gravillonnée...
Second contrôle de ravitaillement.Nouvelles photos. Christian et Jean-Claude consultent la feuille de route. Hé non, les difficultés ne sont pas encore terminées.
Mais nous sommes loin d'imaginer ce qui nous attends. Après une descente aussi rapide que courte, nous bifurquons subitement à gauche et là, nous nous plantons dans un mur, d'un pourcentage
supérieur à 10 %, avec nos 50 dents. Certains mettent pieds à terre. D'autres redescendent pour changer de plateau en maudissant les organisateurs qui auraient pu nous avertir de cette difficulté
imprévue. Difficulté encore augmentée par l'aspect lamentable de la route. A mon avis elle a dû être goudronnée juste après la guerre et depuis laissée à l'abandon. C'est une succession de trous,
de cailloux, de débris végétaux divers. A certains endroits la nature à repris ses droits. L'herbe pousse au milieu de la chaussée. Parfait pour nos copains vététistes. Mais nous, avec nos vélos
de route, ressemblons plus à des éléphants perdus dans un magasin de porcelaine. Profondément regrettable.
Puis nous rejoignons une
route carossable, pour une nouvelle ascension de près de 8 kilomètres à 4.38 % qui nous mènera à La Rotlach et c'est une nouvelle plongée, sur une route très roulante qui longe le camp du
Struthof de sinistre mémoire.
Malgré mes piètres qualités de descendeur, j'arrive à atteindre la vitesse de 58.8 kms/h. Un petit exploit.
Quelques kilomètres plus loin, c'est Rothau. Peu après nous arrivons au terme de cette première journée et entrons à Plaine. Mais les 400 derniers mètres, juste avant d'arriver au gite, affichent des pourcentages supérieurs à 12 %.
Ouf, cette fois c'est bien fini.
Nous aurons couvert 97.97 kilomètres, avec un dénivelé de 1707 mètres en 5.15 heures (moyenne 18.7 kms/h). Ne reste plus qu'à bien manger et bien dormir, pour être
en pleine forme pour la seconde journée, demain...
Le profil
Le parcours


