De la Marne à l'Ourcq
Le monde des cyclos est vraiment un monde de fous. La preuve : dimanche matin, au lieu de rester tranquillement à fainéanter au lit, ils mettent le réveil à 5.30
heures, se lèvent alors qu'il fait encore nuit, prennent leur voiture pour participer à l'une des dernières randonnées de l'année - "De la Marne à l'Ourcq", organisée par le club de Thorigny. Il
fait toujours nuit quand ils arrivent et de surcroît le thermomètre peine à dépasser les 10 degrés. Puis, comme si ce n'était pas encore suffisant, ils vont aller payer pour avoir le droit de
pédaler durant 110 kilomètres. Des fous, je vous assure. Et j'en suis.
Je ne suis pas seul,
fort heureusement. Jean-Claude et Roland en sont aussi.
Le départ s'effectue par la descente de la côte de la Violette. Une descente que nous effectuons d'autant plus lentement que l'impression de froid est intense. Le soleil ne s'est pas encore levé et la brume envahi les champs.
Nous passons
Annet, Clayes puis, à Saint-Nesmes, virons à droite. Le soleil est présent maintenant, bien en face. La brume, qui s'étend prend possession de la route et s'acroche au verres de nos lunettes.
Nous avançons un peu à l'aveuglette, mais la température commence enfin à monter.
Au premier contrôle,
il ne fait toutefois pas encore assez chaud pour nous encourager à retirer une épaisseur de vêtements (surtout Jean-Claude, qui ne commence à se sentir à l'aide qu'à partir de 30 degrés).
Le soleil n'est pas encore très haut et le parcours, bien que valonné, ne présente pour l'instant pas de grande difficulté susceptible de le remplacer .
Tout comme lors de
l'édition de l'année dernière, exactement au même endroit... ah ben zut alors... plus de flèches (un féchage au demeurant bien fort bien fait). Nous avons loupé un embranchement et
rallongé quelque peu le parcours initial.
Comme je me souvenais
par où j'avais réussi à retrouver le circuit lors de la précédente édition, j'entraîne mes deux compagnons jusqu'à Dhuisy. Da là, nous rejoindrons Cocherel puis Jaigne et Changis où nous attend
la première côte sérieuse avec une attaque de 200 mètres à 12 %. Après ce premier passage difficile, le pourcentage retombe à 7 % durant 1200 mètres. Puis c'est le second contrôle, très
apprécié.
Cette fois il fait
suffisament chaud pour que nous décidions d'abandonner coupes-vent et manchettes, d'autant que s'il ne reste plus qu'une trentaine de kilomètres à faire, ils comprennent quand même la montée de
Quincy-Voisins et, au final, la côte de la Violette, pour rejoindre le terme de notre randonnée. Ce sera également un long slalom dans des localités qui ont choisis précisément ce dimanche pour
organiser leur brocante annuelle.
Au final, nous aurons couvert (détour
compris) 112.73 kilomètres en 4.31 heures malgré un dénivelé non négligeable de 926 mètres, à une moyenne très honorable de 24.9 km/h.
Une bien belle randonnée que j'aurais grand plaisir à refaire... dans un an.
