L'indéniable avantage des pneus tubuless...
Il y a une dizaine jours, lors de la réunion hebdomadaire du club, Joseph nous présentait le dernier cadeau qu'il venait de se faire : une magnifique paire de roues
tubuless. Remarquablement équilibrées, légères, elles allaient lui apporter de nouvelles sesnsations et un confort accru, ce qui n'est jamais négligeable.En plus, elles allaient lui éviter les
éventuels problèmes - toujours assez désagréables - de crevaisons.
Le lendemain, au cours de la Randonnée des Vacances à Champs-sur-Marne, il étrennait cette nouvelle paire de roues et nous faisait part de son enthousiasme et d'un plaisir renouvelé de rouler.
Dimanche dernier, sortie club traditionnelle. Nous ne sommes que cinq à partir. Monique, Michel, Claude, Joeph et moi. En fait nous étions sept, mais Jean-Claude et Christian avaient décidé d'effectuer une sortie plus longue et étaient partis plus tôt.


Arrivé à Villeneuve-le-Comte, Joseph nous signale
qu'il vient de percer à l'arrière (naturellement). Percé avec ses toutes nouvelles roues tubuless, chaussées de neuf ! Il aura quand même réussi à parcourir près d'une centaine de kilomètres
avant la première crevaison. Une petite prouesse. Notre petit groupe s'arrête donc pour réparer.
Premier problème. Ne pensant pas rencontrer ce genre de problème aussi rapidement, Joseph n'a pas encore fait l'acquisition du matériel nécessaire pour réparer. Qu'a cela ne tienne. Il va démonter sa valve et mettre une chambre à air pour pouvoir continuer la sortie avec nous. Le démontage est quelque peu laborieux. Le pneu est assez raide et nécessite l'utilisation de démontes-pneus particuliers, plus souples. Avec l'aide de Michel, technicien hors pair, cela ne se passe pas trop mal. Par contre la remise en place du pneu, une fois la chambre installée pose davantage de problème. Le pneu oppose une résistance farouche inhabituelle. Malgré tout il fini par reprendre sa place. Un petit coup de gonflage et... l'embout de la valve se casse. Il n'est plus possible de gonfler la roue. Seule solution : redémonter pour procéder au remplacement de la chambre à air. Oui mais... sur ce genre de roues il faut obligatoirement une chambre avec une valve haute... ce que personne ne possède. Tous les cyclos présents n'ont que des chambres munies de valves courtes.
Que faire ? Il est envisagé, un moment, que l'un de nous rentre afin d'aller chercher un véhicule pour ramener Joseph et sa monture blessée chez lui. Comme dimanche dernier, lors de la crevaison de Claude, ces dames en profitent pour échanger d'aimables propos.
Mais il n'est pas dit qu'un simple problème de valve puisse tenir en échec Michel. Il pousse, tire, secoue cette dernière tant et si bien qu'à bout de résistance, elle finit par accepter de laisser passer l'air dans la chambre. C'est gagné. Mais cette banale réparation qui, sur une roue ordinaire nous imobilise au grand maximum une dizaine de minutes, nous aura tenu en échec près de quarante minutes. Un record.
Vive le progrès et vive les pneus tubuless