Sortie dromadaire, norme "Cricri"
Sur un blog voisin, Cricri le cyclo (http://cricri-le-cyclo.over-blog.com/) effectue des sorties durant lesquels il se fixe l'objectif d'effectuer un parcours avec un dénivelé final minimum égal à 1%. Autrement dit, une sortie de 80 kilomètres doit avoir un dénivelé total supérieur à 800 mètres.
Cette idée me plaisant, je me suis mis en tête d'essayer de faire de même. Seul handicap (et il est de taille), je réside en région parisienne et les possibilités de longues ascension sont inexistantes dans un rayon de plus d'une centaines de kilomètres. Je sais, je suis fou (et je n'ai pas l'intention de me soigner). C'est bien pourquoi jeudi après-midi je me suis lancé dans une sortie "dromadaire" avec pour objectif de rentrer avec un dénivelé conforme à la règle de Cricri.
Toutefois, afin d'éviter une sortie trop monotone, je décide de ne pas me contenter de monter et descendre sans cesse la même difficulté. Je me trace donc un véritable parcours, même s'il revient revient souvent sur ses pas et effectue de fréquentes petites boucles. Il me faut naturellement profiter au maximum des opportunités géographiques si je veux avoir une chance de réussir dans ma tentative.


Pour mettre toutes les chances de mon côté, je décide de démarrer
par la côte de Montguichet (de 64 à 110 mètres en 800 mètres), dans Gagny même. Autant accumuler, autant que possible, les mètres d'ascension sans engranger trop de kilomètres au compteur dès le
départ.
Je continue tout droit, plongeant vers Montfermeil, puis Coubron, afin de rejoindre la route stratégique. Une petite portion plus plate et je redescends par le ball-trap de Courtry. Le Pin, et je monte à Villevaudé et Montjay-la-Tour.
Cela fait près d'une heure que je roule. Mon compteur indique 19.92 kilomètres et 183 mètres de dénivelés. Pour l'instant tous les espoirs sont encore permis. Il ne me manque que 17 mètres de dénivelé.
Je redescends vers Bordeaux pour remonter presqu'aussitôt Thorigny. Nouvelle descente, à droite, puis je rejoins Gouvernes et passant par les Hauts-de-Lagny. C'est ensuite Bussy-Saint-Martin en Bussy-Saint-Georges avant de revenir dans Guermantes à quelques centaines de mètres seulement de Gouvernes pour remonter une nouvelle fois jusqu'à Lagny mais par le sud.. Là je suis coincé. Comme j'ai décidé de ne pas tourner en rond, je pars vers Chanteloup, Montévrain puis Chessy. Autant de kilomètres sans grand dénivelé.
Toutefois, après près de 2.30 heures de route, mon compteur reste toujours assez proche de l'objectif avec 51.89 kilomètres couverts et 478 mètres de dénivelés. Le déficit est passé à 41 mètres. C'est encore jouable, d'autant que maintenant je vais gravir le petit raidillon d'Esbly - de 49 à 91 mètres en 500 mètres L'inconvénient, c'est qu'ensuite je fais effectuer 5 nouveaux kilomètres sans la moindre difficulté. L'objectif s'éloigne. Lesches, puis Annet et la côte de la Violette, qui viennent ensuite, sont eux aussi bien trop espacés sur mon parcours.
Et quand, arrivé en haut de la dernière côte de mon parcours, le traditionnel ball-trap, mon compteur rend son verdict : 80.49 kilomètres et seulement 723 mètres de dénivelés, c'est sans appel. Il manque 82 mètres - soit 8.20 kilomètres de trop. D'autant qu'il me reste encore à couvrir une dizaine de kilomètres pour renter.
Au final, j'aurais parcouru 91.43 kilomètres et accumulé seulement 728 mètres de dénivelés, en 4.16 heures (vitesse moyenne finale de 21.4 kms/h). L'objectif n'est pas atteint. Et de loin. Mais qu'importe, j'aurais effectué une bien belle sortie et puis... ce sera l'occasion d'effectuer une nouvelle tentative ces prochaines semaines
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