Séance de rattrapage à Brou-sur-Chantereine
Après le rendez-vous raté avec le premier 200 km de l'année, la veille, une séance de rattrapage nous était offerte, sous la forme d'une randonnée régionale, organisée par le club de Brou-sur-Chantereine. Cette fois-ci la météo, sans être follement enthousiaste nous promettait malgré tout une matinée sans pluie. Nous convenons donc de nous retrouver, dimanche matin, prêts à rouler à 7.30 heures.
A l'heure dite,
en compagnie de Lariégeoise, je prends le départ. Par acquis de conscience, je laisse un message à Jean-Claude, qui doit faire la randonnée avec le club de Gagny pour l'en informer.
Dès le départ, nous nous rendons bien compte qu'il nous faudra compter avec un adversaire de taille : le vent, froid, violent, et surtout défavorable. Toutefois, le début du parcours ne présente aucune difficulté particulière. Guermantes, Jossigny, Villeneuve-le-Comte et nous filons sur Tigeaux. Alors que nous longeons le Grand-Morin, nous faisons une rencontre inhabituelle. Lariégeoise dégaine son appareil photos, mais la belle ne reste pas longtemps en place.
Puis c'est Crécy-la-Chapelle et le début des difficultés. Une
première montée de 1500 mètres avec un passage de quelques centaines de mètres au-dessus de 10 %. Peu après, ouf, c'est le premier contrôle de ravitaillement.
Un passage dans un chemin de campagne, classé
portion cyclo-cross, puis c'est le vent qui vient calmer les ardeurs dans les longues lignes droites, sans le moindre abri, qui nous mènent à Maisoncelles. Peu après, nous bifurquons en direction
de Giremoutiers et là, c'est le bonheur. Complet, sans la moindre réserve. La route est belle et le vent nous pousse. Que demander de plus. Le compteur oscille entre 35 et 40 km/heure.
Mais le bonheur est de courte durée. En fait nous ne
bénéficierons de son assistance que sur trois trop courts petits kilomètres. Après quoi, il soufflera latéralement jusqu'au second contrôle à Saint-Germain-sous Doué. Par instants, les rafales
sont tellement fortes qu'elles parviennent à déséquilibrer le vélo. Quand je vous dit que les cyclos sont parfois... Ah bon, je l'ai déjà dit ?
Alors que nous faisons valider nos cartes de
pointage, nous voyons arriver l'ami Jean-Claude, en compagnie d'un autre cyclo, Jean-Pierre. Une très agréable surprise. Sachant qu'ils sont partis une dizaine de minutes après nous... ils ont du
sacrément jouer des manivelles pour nous rejoindre. ![]()
Nous reprenons la route tous ensemble, face au vent cette fois-ci. Et cela durant plus de 20 kilomètres. En fait, il ne nous laissera rouler à notre guise qu'une fois que nous serons arrivés à Nanteuil-les-Meaux. Même durant la longue descente qui nous mène vers Fublaines, il nous faudra sérieusement appuyer sur les pédales pour progresser à un rythme convenable.
A partir de là, nous allons enchaîner les bosses. C'est tout
d'abord la montée dans la localité de Nanteuil avec un passage de quelques centaines de mètres à 12 %. Après le passage au-dessus de l'autoroute, nous marquons une pause dite technique. Comme le
soleil semble décidé à nous accompagner quelque peu, je décide de quitter mon coupe-vent qui depuis quelques kilomètres me tient lieu de sauna ambulant. J'en profite, par la même occasion, pour
exhiber le maillot de mon nouveau club.
Un peu plus loin, après un plongeon sur Mareuil, c'est une
longue ligne droite d'un kilomètre à 6%, qui nous ramène sur les hauteurs de Quincy-Voisins. Curieusement, c'est exactement le parcours inverse de celui que nous avions fait ensemble une semaine
plus tôt. Nous filons ensuite sur Esbly où nous attends le dernier point de contrôle. C'est là que Lariégeoise nous quitte, souhaitant rentrer de bonne heure. Il reste environ trente kilomètres
et il est déjà 11.30 heures
La fin du parcours nous est plus habituelle. C'est tout d'abord la courte montée de Lesches avant celle, nettement longue et plus raide, de Gibbs, à
Annet-sur-Marne. Cette fois, les souffrances sont bien terminées. Il ne nous reste plus qu'à rejoindre Brou. Une longue plongée, avec une vent définitivement favorable.
Au final, nous aurons malgré tout réussi à couvrir les 112 kilomètres de la randonnée à la vitesse moyenne de 23.9 km/h, malgré le vent et les 800 mètres de
dénivelé. Une performance qui nous satisfait pleinement et efface partiellement la déception du forfait de la veille. ![]()
