Versailles-Chambord 2012
Ce n'est pas la grande foule, samedi matin, à 6.30 heures quand s'ouvre l'enregistrement des inscriptions pour Versailles-Chambord à quelques dizaines de mètres du château de
Versailles. Nous serons 624 à nous lancer sur cet ultime 200 km de l'année. Il fait encore nuit et le thermomètre n'indique que 9 degrés. Glagla.
Fort heureusement, le début du parcours comprend un nombre non négligeable de bosses qui devraient nous réchauffer. En fait, nous allons traverser la vallée de Chevreuse, bien connue pour ses nombreuses côtes. Par contre, alors que je pensais que nous rejoindrions un terrain plus plat aux alentours du kilomètre 40, il me faudra patienter jusqu'au 80e kilomètres pour pouvoir souffler un peu. Sur les 1032 mètres de D+ de la randonnée, près de 800 se graviront avant d'atteindre le point de contrôle de midi.
Le départ est quelque peu laborieux. Les flèches sont assez petites et dans les rues sans éclairage, qui nous mènent sur le haut de Buc, elles sont
difficiles à apercevoir. Fort heureusement le jour ne tarde guère à poindre. Mais la température reste basse et les descentes, rafraichissantes, crispent les muscles et la progression est
assez laborieuse.
Après une heure
quarante-cinq de route, nous arrivons au premier point de contrôle, à Châlo-Saint-Mars, qui est d'autant plus apprécié qu'on nous y propose des
viennoiseries chaudes (savoureuses) accompagnées de café, thé ou chocolat.
Quelques belles côtes plus tard, nous débouchons enfin dans la Beauce et ses longues lignes droites
et plates à travers champs et bois. Fort heureusement il n'y a pas de vent et les kilomètres sont vite avalés.
Dans plusieurs villages, de sympathiques spectateurs muets nous regardent passer. Nous continuons notre progression en direction du sud et arriverons, peu après 11.00 heures à
Chilleurs-aux-Bois, où nous est servi le repas de midi. Sous un splendide soleil, c'est un pic-nique dans un splendide parc ombragé.
Puis, comme il fait vraiment chaud maintenant, les manchettes et maillots longs sont abandonnés...
Peu après le repas, nous
passerons à côté du château de Chamerolles, une splendide construction de la Renaissance, avec un pont-levis, qui justifie pleinement un petit arrêt supplémentaire pour y faire quelques
photos.
Peu après Courcy-aux Loges, en pleine forêt d'Orléans, se situe l'épisode le plus pénible de la randonnée. La DDE a refait le revêtement de la chaussée. En clair, ils ont
recouvert cette dernière d'une généreuse couche de gravillons. Et vue l'épaisseur de la couche répandue, il est évident qu'ils ont bénéficié d'une subvention très importante pour effectuer le
travail.
Je n'arrive plus à avancer.
Même à une allure réduite au maximum, je ne suis pas à l'aise. Seule solution : mettre pied à terre et poursuivre ma route à pieds. Plus de quatre kilomètres à pousser le vélo, sur le bas côté.
Trente longues minutes qui n'ont rien de plaisantes. Fort heureusement, mes compagnons de routes, très patients, m'ont attendus. Jean-Claude faisait des tours du rond-point suivant et Bernard en
a profité pour faire une petite sieste.
Puis nous reprendrons notre progression et
passerons la Loire à Jargeau et avant d'arriver, peu après, au dernier point de ravitaillement, à Saint-Cyr-en-Val.
Encore deux heures d'efforts
et nous arriverons au terme de notre périple et pourrons enfin immortaliser cette journée par quelques clichés bien plaisants.

Nous aurons réussi un joli
doublé en enchaînant deux 200 kilomètres en deux semaines. L'an prochain, si nous voulons faire mieux, nous n'avons qu'une seule solution : enchaîner trois randonnées de ce genre.